Présentation du blog

Présentation du blog
Bonjour à tous, comment allez-vous ?

Je suis Sherryn de sherryn-deathnote, et sur ce blog vous trouverez ma fic sur Mello ! Pour en faire un -très- court résumé, c'est l'histoire de Mello après qu'il a quitté la Wammy House.
J'espère que vous la trouverez agréable à lire !
Pour information, elle est également disponible sur Fanfiction à cette adresse. Vous pouvez la lire soit là-bas, soit ici, et reviewer là-bas ou ici, c'est comme vous voulez.

Disclaimer : Les personnages et l'histoire du manga dont est inspirée cette fic ne m'appartiennent pas, et je ne me fais pas d'argent avec. Ceci dit, la fic, elle, elle est à moi, donc je veux la retrouver nulle part ailleurs avec un autre nom derrière, c'est clair ?

Pour vos pubs ou autres, je vous demanderai de le faire dans cet article, j'effacerai tout ce qui se trouvera dans la fic elle-même ; du reste, comme d'habitude je n'accepte pas les commentaires en sms ou tout autre langage illisible.
Si vous mettez ce blog dans vos favoris, je vous avertirai chaque fois que je mettrai un nouveau chapitre en ligne. Je fais pas ça pour vous attirer spécialement et vous forcer à commenter, mais simplement parce que passer tous les jours sur un site pour voir si y a du nouveau ou non, c'est chiant. Donc je vous offre ce service ; d'ailleurs si vous me mettez dans vos préférés, ça veut dire que la fic vous plaît et que vous voulez probablement lire la suite, alors c'est ainsi que je l'interpréterai.
Dans mes préférés à moi, il n'y aura que des autres blogs de fanfictions sur Death Note.

Sur ce, bonne lecture ^-^

sherryn-deathnote, sherryn-livres, sherrynmanga, utopie site, utopie forum, mangaclamp
# Posté le mardi 29 juillet 2008 08:05
Modifié le jeudi 20 novembre 2008 17:15

Introduction

Introduction
Pour atteindre le sommet

Introduction


- Mello... et toi aussi, Near, venez dans mes appartements.
Le fougueux garçon aux cheveux blonds, mince, le corps élancé comme celui d'un léopard, s'arrêta net, stoppé par la poigne puissante du vieil homme. Une convocation ? Tiens... Non sans jeter un dernier regard de regret vers ses amis qui poursuivaient leur course sans prendre garde à l'interpellation qui ne les concernait pas, il tourna les talons et suivit en silence. Il se demandait ce qu'il pouvait bien avoir à lui annoncer, surtout que Near, ce crétin de Near, avait été « invité » lui aussi. À ce moment-là, selon ses habitudes, il se tenait à l'écart, accroupi dans un coin, et tentait d'emboîter des pièces blanches sur un cadre en bois. Il se leva sagement, son puzzle en équilibre dans les mains, et se laissa retomber sur le sol une fois arrivé.
La porta claqua derrière eux. Mello esquissa une moue dédaigneuse à la vision de la silhouette accroupie, se demandant si son propriétaire avait la capacité de rester debout plus de trente secondes, puis se détourna en haussant les épaules : il ne valait pas la peine de le provoquer en présence de leur éducateur principal. À la place, il s'avança résolument vers le bureau, droit comme un i (même si la largeur de ses vêtements pouvait faire croire le contraire). Il fronça aussitôt les sourcils : la mine soucieuse de Roger présageait un malheur.
- Que se passe-t-il ? ne put-il s'empêcher de demander, impatient.
- L est mort.
Mello écarquilla les yeux. Il ne parvenait pas à y croire... L ? Le grand L, le meilleur détective du monde ? Mort ? C'était impossible...
Il se mordit les lèvres. Roger ne mentait pas. Il ne mentait jamais. Il demanda quand même.
- Ce n'est pas vrai, hein ?
Son interlocuteur ne répondit pas. La tête baissée, il fixait le sol. Alors Mello comprit, et une crampe terrible lui broya le c½ur.
- C'est Kira, hein ? C'est Kira qui l'a tué ?
Plein de chagrin, de haine, il se pencha sur le bureau, les mains crispées sur le bois dur. Il se sentait au bord des larmes mais jamais il n'y céderait : il préférait évacuer sa peine sous la forme de la colère, de l'ivresse de la vengeance.
Mais la voix de Near monta de derrière lui, calme, tranchante comme une lame de fer :
- Celui qui ne sait pas résoudre l'énigme, qui ne parvient pas à compléter le puzzle, n'est qu'un perdant.
Mello se mordit les lèvres presque jusqu'au sang ; il dut faire un immense effort pour s'abstenir de se retourner, car alors il ne se retiendrait pas et bondirait sur lui pour le frapper.
Il préféra changer de sujet :
- Qui ? Qui L a-t-il choisi, de Near ou de moi ?
Il se pencha encore plus. Sa vie future dépendait des mots qui s'ensuivraient.
- Il n'a pas eu le temps de choisir.
Un grand froid s'additionna à la crampe.
C'était L qui devait désigner son successeur... S'il n'a pas eu le temps, alors comment ?...
Son désarroi dut se refléter sur son visage car Roger lui renvoya des yeux compatissants.
- Dites-moi... Near, Mello, ne voudriez-vous pas devenir L ensemble, tous les deux ?
Il faillit se cogner la mâchoire par terre. La surprise effaça momentanément toute trace de rage, et il s'autorisa un bref coup d'½il dans la direction opposée. Near n'avait même pas levé la tête. Il tenait une pièce blanche à la main, qu'il emboîta au bon endroit après un bref instant de réflexion. Il semblait ne pas avoir entendu cette stupéfiante proposition, comme s'il s'en moquait totalement.
Faire équipe avec un type pareil ? Roger était-il sérieux ?
Il l'était. Mello sentit sa colère renflouer, plus intense encore. Alors, en un éclair, il prit sa décision. Il se redressa en arrière.
- C'est bon. Laissez Near devenir L. Je m'en sortirai à ma façon.
Sur ces mots, il tourna les talons et sortit de la pièce à grands pas.
Roger ferma les yeux et remonta ses lunettes. Il connaissait le caractère de Mello, il savait qu'il ne le reverrait plus.

# Posté le mardi 29 juillet 2008 08:20
Modifié le jeudi 31 juillet 2008 19:13

Chapitre 1, partie 1/6

Chapitre 1, partie 1/6
Pour atteindre le sommet

Ecart (provisoire)


À peine eut-il franchi le portail grillagé de la vieille bâtisse anglaise qu'un violent orage éclata. Un vent tiède ébouriffa ses cheveux et tendit ses larges vêtements comme une bannière. Un éclair fendit le ciel, au loin, le zébrant de brèves lignes anguleuses et agressives ; elles l'illuminèrent un court instant, avant de s'éteindre et de céder la place, quelques secondes plus tard, au rugissement assourdissant du tonnerre.
Mello se mit en marche sans se presser, les mains dans les poches. La tête baissée, il ne fixait rien de particulier sinon le revêtement monotone du bitume, qu'il regardait sans le voir. Le monde était gris. Gris le goudron du trottoir, gris les nuages qui s'amoncelaient rapidement dans le ciel, grises les silhouettes indistinctes des voitures qui, à ses côtés, filaient à toute allure sur une route uniforme s'étirant comme un long serpent endormi. Gris les gens qui allaient à petits pas rapides, emmitouflés dans de grands manteaux, sans prendre garde les uns aux autres.
Dans cette foule dispersée, il passait inaperçu, semblable à n'importe quel garçon de quatorze ans. Qui aurait pu se douter qu'il n'était pas comme les autres ? Personne. C'était là toute sa force.
Il devait réfléchir. Il avait quitté l'orphelinat sur un coup de tête, sans prendre le temps de rien emporter avec lui, ni d'avertir quiconque de son départ. Un bref instant, les visages de ses meilleurs amis, celui de Matt en particulier, se refléta dans sa mémoire mais il les éloigna rapidement. Il ne devait plus penser à eux, ils appartenaient au passé désormais. C'était l'avenir, à présent, qui lui tendait les bras et il n'avait pas l'intention de reculer sous un regret temporaire. S'il voulait vraiment surpasser Near, il lui fallait sacrifier tout cela sans état d'âme. Il n'hésiterait pas car il était prêt à tout pour y arriver ; la pensée de son rival suffit à lui redonner suffisamment d'énergie pour envisager maintenant dans leur globalité les différentes voies qui s'ouvraient devant lui.
Pour commencer, il tâtonna avec sa main droite et eut la satisfaction de trouver sur lui quelques billets d'argent. Heureusement qu'il ne se déplaçait jamais sans une petite somme ! À ce moment-là, il passa devant la vitrine d'un chocolatier. Incapable de résister, il entra, s'acheta une dizaine de plaques et ressortit en ayant déjà dévoré la moitié de la première. Sous son crâne, ses neurones tournaient à plein moteur, on aurait pu les entendre rugir.
... Par où commencer ? Comment atteindre Kira ?
Il ne trouvait pas prématuré de déjà réfléchir dans cette optique. Il ne pourrait de toute façon pas élaborer un plan qui ne prît un certain temps, probablement plusieurs années, surtout en partant de rien, alors autant déjà adapter tous ses actes en conséquence. Et puis, cela lui donnait une direction à emprunter, c'était un mode de restriction des champs possibles fort efficace.
Il n'y arriverait pas seul. Near, en tant que successeur de L, bénéficierait d'ici cinq ou six ans de l'appui des forces mondiales ; lui partait d'un rang nettement inférieur, mais cela ne le pénaliserait pas. Near était asocial, lui pas, bien au contraire. S'assurer une poignée de fidèles ne lui poserait probablement aucune difficulté. Encore fallait-il les trouver...
La pluie se mit à tomber d'un seul coup. L'air ambiant se chargea d'humidité et d'énormes gouttes d'eau commencèrent à tomber du ciel en un rideau serré, compact, presque douloureux. Les passants autour de lui se hâtèrent de gagner les porches abrités, certains prirent le pas de course. Lui non. Il poursuivit sa démarche tranquille, en fixant le bitume, comme s'il n'avait rien remarqué du changement météorologique ; sa main gauche serrait la plaque de chocolat qu'il suçait maintenant avec minutie.
... Pas seul.
Il lui faudrait des appuis, sur lesquels il pourrait s'assurer une mainmise confortable. N'étant plus affilié à L, il ne les trouverait pas dans la police. Il lui faudrait chercher ailleurs. Ailleurs...



# Posté le mardi 29 juillet 2008 08:27
Modifié le mercredi 30 juillet 2008 05:24

Chapitre 1, partie 2/6

Chapitre 1, partie 2/6
Le ciel tonnait un peu plus fort maintenant. Si Mello restait absorbé dans ses pensées, ce n'était pas pour autant qu'il ne se montrait pas attentif au monde extérieur. C'est ainsi qu'il perçut presque instantanément un changement d'ambiance, un regard un peu trop pesant, un mouvement un peu trop brusque qui ressemblait à un éclat. Il avait toujours été un bon bagarreur, son corps délié et agile lui permettait des mouvements digne d'une ceinture noire, aussi évita-t-il avec une facilité déconcertante l'attaque qui eut lieu, lâchement, par derrière. Il se baissa souplement, s'appuya sur ses mains et bondit aussitôt en arrière, se retrouvant en position de faire face à ses agresseurs.
Ils étaient trois, à peine plus âgés que lui, trempés comme des souches, mais le liquide qui ruisselait de leurs vêtements ne paraissait guère les déranger. Celui du milieu tenait négligemment une batte de base-ball qu'il tapotait d'un air goguenard. Mello les scruta d'un regard perçant, nullement effrayé. Ils devaient sans doute le prendre pour un gamin comme un autre, mais ils ne tarderaient pas à déchanter.
- Il fait de la résistance, le môme, entendit-il marmonner.
Il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire ; il se réjouissait par avance de leur faire ravaler leur fierté.
Alors ils se ruèrent sur lui tous en même temps. Mello les jaugea en un instant, ce qui lui suffit pour estimer « pathétique » leur niveau de combat ; il se glissa sur le côté pour éviter le coup de batte du premier arrivant, le jeta au sol d'un croche-patte, et se retrouva pris entre les deux autres. Paf, crac ! Son poing droit fit valser un menton, son coude gauche enfonça un nez. Bien. Ces deux-là, c'était réglé. Il profita de son élan pour ramasser la batte tombée à terre et se dressa enfin, de toute sa hauteur, pour narguer ses adversaires au sol, éparpillés autour de lui, les yeux écarquillés.
Celui qui était seulement tombé et n'avait pas pris de coup fut le premier à se relever. Il poussa un cri bref et fit aussitôt demi-tour pour tenter de s'enfuir, mais immédiatement Mello fut sur lui et le retint par le col ; d'une secousse il le retourna face à lui et lui plaqua la manche de la batte sous le menton, prêt à lui défoncer la mâchoire au premier signe de désobéissance. Il esquissa un rictus et rapprocha son visage de celui de l'autre, en usant de toute la force de son regard, si acéré qu'il aurait pu trancher des montagnes.
- C'est toi le chef de cette bande de minables ?
- Oui... C'est-à-dire que non...
- Réponds-moi plus clairement que ça ! hurla Mello, en faisant claquer ses dents l'une contre l'autre.
Sa malheureuse victime hésita un instant à répondre, craignant manifestement de révéler une information qu'elle ne devait pas. Mello n'attendit pas longtemps avant de mettre sa menace à exécution ; il cogna sans retenue, son adversaire tomba à terre en crachant du sang. Il pleuvait toujours à verse et un filet rouge s'écoula dans les gouilles qui se formaient sur le goudron avant de se perdre dans l'étendue des eaux transparentes.
Mello s'avança, implacable, et piétina la main de son adversaire qu'il cloua au sol par la seule force de son talon. C'est ce moment que choisirent les deux autres, relevés et pensant qu'il allait trop loin, pour essayer de l'attaquer une nouvelle fois mais il les repoussa facilement en faisant valser son arme improvisée.
- Je répète encore une fois, grogna-t-il d'une voix sourde. C'est toi le chef de cette bande de minables ?
- Non !
Cette fois, la réponse avait fusé sur-le-champ.
- C'est qui alors ?
- C'est... Je... Nous appartenons à une bande d'un quartier tout proche.
- Un gang ?
- Heu... On pourrait appeler ça comme ça...
- C'est sur les ordres du grand manitou que vous pillez les passants, alors ?
- C'est-à-dire...
- Ça me plaît !
Le sourire qui se dessina alors sur les lèvres de Mello fut presque plus effrayant que ses imprécations précédentes.
- Conduisez-moi jusqu'à lui.
Les autres restèrent sans bouger.
- J'ai dit : conduisez-moi jusqu'à lui ! hurla-t-il, et il frappa violemment le sol de sa batte.
- Tout-tout de suite ! bégayèrent-ils d'une seule voix, et une seconde plus tard ils étaient debout et ils galopaient de concert devant un Mello satisfait par avance, et dont les méninges tournaient à toute allure.

# Posté le mardi 29 juillet 2008 08:36

Chapitre 1, partie 3/6

Chapitre 1, partie 3/6
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Pendant ce temps, à l'orphelinat Wammy House, quelqu'un s'inquiétait. Il s'agissait d'un garçon de taille moyenne, dont les cheveux roux retombaient tout autour de lui en formant une couronne de feu, et pourtant coiffée avec soin, de sorte que partout ils formaient une coupe assez harmonieuse. On le connaissait comme un fan de jeux vidéo, dont la chambre était encombrée de consoles parmi les plus anciennes ou les plus récentes, de salon ou portables, ou même en ligne, de toutes les sociétés rivales qui existassent ou eussent jamais existé. Tout comme Near aimait les jeux traditionnels (fléchettes, dés, puzzles), Matt se passionnait pour les jeux vidéo et rassemblait ce qu'il pouvait. Chez n'importe qui de normal, une telle activité aurait monopolisé son cerveau et empêché de réfléchir, mais lui semblait fonctionner différemment : comme si le jeu, chaque fois, recelait l'énigme du problème qu'il avait à résoudre, quand il reposait sa manette, il trouvait souvent la solution. C'était sa manière à lui de réfléchir, son tic, tout comme L s'asseyait en f½tus, tout comme Mello rongeait son chocolat avec la minutie d'un écureuil décortiquant une noisette, il passait son temps à tripoter des boutons et des sticks, tout en suivant d'un regard attentif l'évolution de son personnage sur l'écran.
La chambre de Matt regorgeait de vieilles machines et d'autres plus modernes. Des câbles couraient dans tous les coins, reliés à diverses prises (sa chambre était sans doute celle de l'établissement où aboutissaient le plus grand nombre de prises électriques), de sorte que quand on y marchait on prenait rapidement l'habitude de lever haut les pieds à chaque pas. Y faire le ménage relevait également de l'exploit, mais heureusement les employées étaient payées grassement, car ici on accordait n'importe quoi à ces enfants pourvu que ce n'importe quoi pût les aider à développer leur génie...
En bon geek, Matt passait beaucoup de temps dans sa chambre, ses quatre télés allumées et toutes branchées sur une console différente, chacune reliée à certain nombre d'ampli. Il n'y avait pas dans cette pièce matière à s'ennuyer et pourtant, à l'heure actuelle, le garçon restait assis en tailleur au milieu de son fourbis, le regard baissé. Une inquiétude sourde provoquait dans sa poitrine une course affolée de la part de son c½ur.
Matt ne sortait que quand Mello le traînait dehors pour qu'ils se mêlent aux autres et partagent leurs jeux. Même alors, il ne s'en allait jamais sans glisser dans sa poche une console portable et plusieurs cartouches, il avait même dans un repli de sa veste des piles de rechanges, au cas où. Il ne courait pas trop et évitait les jeux qui exigeaient des chocs violents, sans pour autant refuser de temps à autre une bonne bagarre car elles l'entraînaient à livrer bataille sans laisser l'adversaire le toucher, c'était là son plus grand soin (pensez donc, ça aurait pu abîmer les consoles). Il était le roi de l'esquive, vif, rapide, son style basé sur la vitesse en prenait beaucoup au dépourvu ; de plus, pour peu qu'il ouvre la bouche, il savait sortir des répliques cassantes et sarcastiques, car il avait du répondant !
Mais quand il n'y avait pas Mello... Indubitablement, quelque chose manquait. Mello était parfois agaçant quand il se tenait à ses côtés et lui beuglait dans les oreilles, ou le tirait par les habits alors qu'il aurait souhaité rester ici et jouer tout son saoul. Oui, il le dérangeait, oui il l'ennuyait, mais Mello était également le seul à lui porter autant d'attention avec une telle pugnacité. Son côté bruyant et querelleur, il avait fini par s'y habituer, et maintenant qu'il n'était plus là, son absence créait en lui comme une sensation de manque. Mais surtout, un mauvais pressentiment étreignait sa poitrine avec force, si douloureusement que s'il s'était laissé aller il aurait pu en pleurer
Alors qu'il aurait dû se hâter vers lui pour tout lui raconter, Mello n'était pas revenu de son entretien avec Roger et Near. Ce dernier, comme à son habitude, se tenait recroquevillé dans un coin, si obstiné et si sourd à toutes sollicitations qu'on avait fini par renoncer à essayer de l'inclure dans un groupe. Matt avait bien tenté de l'interroger mais sans succès, car il se refusait obstinément à répondre. Quant à Roger, son air triste laissait présager le pire, même s'il continuait de se taire et de guetter le seuil de l'orphelinat, comme s'il attendait quelque chose.
Décidément, tout cela sentait bien mauvais. La main de Matt triturait mécaniquement une manette, mais elle retomba bien vite, découragée et lasse. Seul dans cette pièce immense, encombrée et anormalement silencieuse, le garçon paraissait plus petit que d'habitude.

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# Posté le mardi 29 juillet 2008 08:40
Modifié le mercredi 30 juillet 2008 15:50